Les 10 films de 2013 :

Une année ne pouvant se conclure sans « Top 10 », le Cinéma du Spectateur vous présente subjectivement les plus belles œuvres de 2013.

(Vous pouvez retrouver les critiques des films en cliquant sur le numéro de leur critique).

La Vie d'Adèle, Abdellatif Kechiche

1.
La Vie d’Adèle, Abdellatif Kechiche
(France)

« La Vie d’Adèle affirme une nouvelle fois le talent incroyable d’Abdellatif Kechiche. La singularité de son approche naturaliste continue d’opérer la magie du cinéma. Il ne raconte pas, il fait vivre des personnages. La Vie d’Adèle est une œuvre parfaite, une palme d’or incontestable.  »
Critique 61#

Spring Breakers, Harmony Korine

2.
Spring Breakers, Harmony Korine
(Etats-Unis)

« Spring breakers est le film d’une génération déchue et superficielle qui finalement bouscule les codes pour ne créer que du vide. La provocation est routine. Harmony Korine signe un bijou pop énergique et envoûtant. Quand MTV rencontre la spiritualité du cinéma américain, c’est un ovni majestueux qui en résulte. »
Critique 37#

L'Inconnu du Lac, Alain Guiraudie

3.
L’Inconnu du Lac, Alain Guiraudie
(France)

« L’Inconnu du Lac est une œuvre au charme fou qui subjugue et qui entraîne le spectateur dans un monde réel mais peuplé de légendes (silure) et contes. Alain Guiraudie livre un long-métrage réussi qui divertit à la manière de ses voitures sur le parking dont le spectateur tente de trouver les propriétaires se posant à son tour la question : « Michel sera-t-il là ? »« .
Critique 50#

Camille Claudel - 1915, Bruno Dumont

4.
Camille Claudel – 1915, Bruno Dumont
(France)

 » Bruno Dumont nous emporte dans le cinéma du vide. Un vide de l’espace où seuls les visages tiennent des rôles d’ornement. Un vide de clameurs où le silence monacal est plus signifiant qu’un monologue shakespearien. Un vide de temps que l’on croit suspendu comme pour mieux montrer les meurtrissures des âmes qui errent tels des fantômes altérés par le destin. Camille Claudel 1915, c’est l’évocation de deux mondes contradictoires qui s’entrechoquent par le biais d’un jeu magistral de champs/contrechamps« .
Critique 36#

Mes Séances de Lutte, Jacques Doillon

5.
Mes Séances de Lutte, Jacques Doillon
(France)

A Touch of Sin, Jia Zhang Ke

6.
A Touch of Sin, Jia Zhang Ke
(Chine)

« A Touch of Sin est une œuvre remarquable. Autant pour sa dénonciation des sociétés émergentes – qui superposent les sociétés traditionnelles et  les sociétés capitalistes laissant une zone d’ombre qui profite à la corruption et la violence qui en découle – que par sa mise en scène grandiose. Une claque scénaristique, une explosion visuelle : une œuvre splendide !« .
Critique 67#

La Bataille de Solférino, Justine Triet

7.
La Bataille de Solférino, Justine Triet
(France)

La Cinquième Saison, Peter Brosens, Jessica Hope Woodworth

8.
La Cinquième Saison, Peter Brosens & Jessica Hope Woodworth
(Belgique)

« La Cinquième Saison est un chef d’œuvre somptueux et intelligent. Il marque le retour d’un cinéma exigeant formellement livrant sans doute les plus belles images de l’année. Une œuvre impitoyable qui ne peut vous laisser de marbre« .
Critique 55#

La Dernière fois que j'ai vu Macao, Joao Pedro Rodrigues, Joao Rui Guerra da Mata

9.
La Dernière fois que j’ai vu Macao, J.P. Rodrigues & J.R. Guerra da Mata

(Portugal)

« La Dernière fois que j’ai vu Macao est une œuvre atypique, une création originale et audacieuse qui allie à la mise en scène de la fiction, la spontanéité du documentaire ; à l’identification visuelle, celle des autres sens ; à la fiction, une sorte d’empreinte historique. Les compères portugais sont audacieux, et lorsqu’elle paye, c’est pour faire des miracles, ou ici un bijou« .
Critique 48#

Clip, Maja Milos

 10.
Clip, Maja Milos
(Serbie)

 » Clip est une expérience sur les limites du spectateur : ce qu’il peut endurer de voir, ce qu’il peut endurer de ressentir, jusqu’où peut-il y avoir une identification. Clip est une réussite, un grand coup dans le paysage cinématographique. »
Critique 43#

Bonne Année !

Laisser un commentaire